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La technologie israélienne aux bibliothèques universitaires québécoises

Posté le:
January 25, 2012
Catégorie:
Technologie

Atrium 3.0: L’outil de catalogage modernisé satisfait les usagers… et en ramène d’autres

«C’est une grande révolution pour les bibliothèques de l’Université de Montréal qui me ramènera à utiliser votre système que j’avais délaissé, car [je le trouvais] particulièrement inefficace pour la recherche d’articles scientifiques», écrit une utilisatrice des bibliothèques enchantée de la nouvelle mouture d’Atrium.

Il aura fallu 18 mois de travail pour complètement repenser le catalogue informatisé en fonction des nouveaux besoins de la communauté universitaire. Avec une fréquentation d’environ 10 000 recherches quotidiennement, Atrium répondait encore à la demande mais avait atteint les limites de son développement. «Avec cette plateforme, nous ne pouvions pas élaborer un système adapté aux nouveaux dispositifs comme la tablette électronique ou le téléphone intelligent», note Richard Dumont, directeur général des bibliothèques.

Les nouvelles fonctions du catalogue en ligne permettent de trouver non seulement les monographies liées à un sujet mais aussi les revues, CD et articles scientifiques. On peut également, suivant son objectif, étendre la recherche aux collections d’autres universités ou à des revues qui ne figurent pas sur la liste d’abonnement de l’UdeM. De plus, les thèses numérisées de Papyrus et la banque d’images de Calypso sont accessibles en ligne selon la même logique.

«Nous passons enfin au 21e siècle», résume Martin Sévigny, directeur du Bureau des systèmes à la Direction des bibliothèques. Pour cet ex-physicien devenu bibliothécaire (il a obtenu un baccalauréat ès sciences avant de faire sa maitrise en bibliothéconomie), Atrium peut maintenant soutenir la croissance de la demande. Le choix du logiciel, provenant de l’entreprise ExLibris, basée en Israël, n’est pas fortuit. Cette technologie héberge les bibliothèques de 41 des 50 premières universités d’Amérique du Nord et 43 des 50 européennes. Elle est implantée à l’Université McGill et dans le réseau de l’Université du Québec. «Ce seul point nous avantage si l’on veut mettre en route des projets en collaboration avec nos collègues des autres universités», mentionne M. Dumont.

Des usagers satisfaits

Déjà, une cinquantaine d’usagers ont envoyé des messages aux responsables des bibliothèques durant la phase d’implantation du nouvel outil en décembre dernier. La plupart sont positifs, surtout en ce qui concerne la possibilité d’accéder aux articles scientifiques. «La nouvelle fonctionnalité la plus intéressante est, à mon avis, la recherche d’articles, dit un usager. J’étais habitué à utiliser Google Scholar, de loin l’outil le plus performant pour trouver des articles scientifiques. Je crois qu’Atrium pourra très facilement se hisser au même niveau, peut-être même plus haut.»

Cela n’est pas exclu, car la plateforme permet la création de nouveaux volets. Richard Dumont donne l’exemple du répertoire d’experts, du Bureau Recherche-Développement-Valorisation, dont le contenu pourrait s’ajouter aux options de recherche. «On lance une recherche thématique et l’on obtient le nom et les coordonnées d’une personne spécialisée dans cette discipline. Voilà qui est envisageable.»

L’équipe des bibliothèques entend bien profiter des commentaires des utilisateurs au cours des prochaines semaines pour apporter d’autres améliorations à Atrium. Chose certaine, la consultation du catalogue pourrait connaitre une hausse considérable très rapidement. À la Brigham Young University, dans l’État de New York, le nombre de visites a doublé en avril 2010, soit un an après l’installation du logiciel Primo Central d’ExLibris.

Le directeur du Bureau des systèmes et les 18 employés qu’il abrite dorment mieux depuis que le système est installé. «Nous n’avons relevé aucun bogue jusqu’à maintenant, mais nous sommes malgré tout encore sur le “mode projet”, car il reste beaucoup de travail à faire sur l’infrastructure. C’est à un niveau qui parait peu mais qui est fondamental.»

En tout cas, l’opération aura été menée avec succès… et à un cout moindre. Une partie du budget original de 1,9 million sur cinq ans pourra donc revenir à l’Université pour financer d’autres projets.

Un pas vers la bibliothèque idéale

Une grande consultation a permis l’an dernier de recueillir des centaines de commentaires sur la vision qu’a la communauté universitaire d’une bibliothèque idéale. Outre des horaires prolongés et un mobilier plus confortable, les répondants ont été nombreux à signaler que le catalogue était désuet et inutilement complexe.

La prochaine étape consiste à rendre le catalogue accessible aux différents supports mobiles; ce l’est actuellement, mais pas de façon optimale.

Les 295 employés des bibliothèques ont été formés l’automne dernier pour répondre le plus adéquatement possible aux questions des utilisateurs de cette version 3.0 du catalogue électronique.

Mathieu-Robert Sauvé

Source: Nouvelles UMontreal

 


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